Pacte contre la violence sexuelle envers les enfants

Default_fr-childabuse2-1Campagne « Un sur Cinq » du Conseil de l’Europe

Pour mobiliser les autorités locales et régionales en faveur de la campagne, le Congrès a lancé un Pacte des villes et régions pour mettre fin à la violence sexuelle à l’égard des enfants. Ce pacte comprend une liste d’initiatives et de politiques à mettre en œuvre qui vont de mesures simples, efficaces et économiques à la fois, à des stratégies de grande ampleur. Pour son Pacte, le Congrès a adopté l’approche en quatre volets, à savoir la prévention, la protection, les poursuites et la participation, qualifiés de quatre « P » : prévenir les abus, protéger les victimes, poursuivre les auteurs en justice, tout en garantissant la participation pleine et entière des enfants.

D’après les données disponibles, un enfant sur 5 est victime de violence sexuelle, laquelle est l’une des atteintes les plus graves qu’un enfant puisse faire l’objet. La violence sexuelle peut prendre de nombreuses formes et celles-ci portent gravement atteinte à la santé mentale et physique des enfants. Les conséquences des abus sexuels suivent les enfants jusque dans l’âge adulte.

La campagne « Un sur Cinq » a pour objectif de donner aux enfants, à leurs familles, aux personnes qui en ont la charge et à la société toute entière les connaissances et les outils nécessaires pour prévenir et signaler les cas de violence sexuelle contre les enfants, afin de mieux connaître l’ampleur du phénomène.

Apprenez à vos enfants la règle « On ne touche pas ici »

Près d’un enfant sur cinq est victime de violence sexuelle, y compris d’abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant. Apprenez à votre enfant la Règle «On ne touche pas ici». C’est un guide conçu pour aider les parents à expliquer aux enfants quels sont les endroits où on ne doit pas essayer de les toucher, comment réagir et auprès de qui chercher de l’aide.

En quoi consiste la Règle «On ne touche pas ici»?

Un enfant ne doit pas être touché par autrui sur les parties du corps généralement couvertes par leurs sous-vêtements. Et ils ne doivent pas toucher autrui sur ces mêmes parties.

Cette règle aide aussi à expliquer aux enfants que leur corps leur appartient, qu’il y a de bons et de mauvais secrets ainsi que de bons et de mauvais gestes.

Comment enseigner la règle

La Règle «On ne touche pas ici» a été mise au point pour aider les parents et les éducateurs à engager la discussion avec les enfants. Elle peut se révéler très efficace pour prévenir les abus sexuels.

La Règle «On ne touche pas ici» comporte 5 aspects importants:

1. Ton corps est à toi

Il faut enseigner aux enfants que leur corps leur appartient et que nul ne peut le toucher sans leur permission. Communiquer franchement et directement avec les enfants, dès leur plus jeune âge, sur la sexualité et les “parties corporelles intimes” – en employant les noms exacts pour désigner les organes génitaux et les autres parties du corps – les aidera à comprendre ce qui est interdit. Les enfants ont le droit de refuser un baiser ou une caresse, même venant d’une personne qu’ils aiment. Il faut enseigner aux enfants à dire “Non”, immédiatement et fermement, à tout contact physique déplacé, à se sortir de situations périlleuses et à s’ouvrir à un adulte de confiance. Il est important de leur dire qu’ils doivent insister jusqu’à ce que quelqu’un les prenne au sérieux.

Dans le livre, la main demande toujours la permission à Kiko avant de le toucher. Kiko la lui accorde. Lorsque la main veut le toucher sous ses sous-vêtements, Kiko dit “Non!”. Les parents ou les éducateurs peuvent utiliser cette séquence pour expliquer aux enfants qu’ils ont le droit de dire “Non” à tout moment.

2. Gestes convenables – Gestes déplacés

Les enfants ne distinguent pas toujours les gestes convenables des gestes déplacés. Dites aux enfants que ce n’est pas bien que quelqu’un regarde ou touche leurs parties intimes ou leur demande de regarder ou de toucher les parties intimes d’autrui. La Règle «On ne touche pas ici» les aide à repérer une frontière nette et facile à retenir : les sous-vêtements. Elle sert également aux adultes à engager une discussion avec les enfants. Si ces derniers ont des doutes sur l’attitude d’une personne à leur égard, assurez-vous qu’ils sauront demander de l’aide à un adulte de confiance.

Dans le livre, Kiko refuse d’être touché sous ses sous-vêtements. Les parents peuvent expliquer que certains adultes (éducateurs, parents ou médecins) ont parfois à toucher les enfants. Les enfants doivent cependant être encouragés à dire «Non » si une situation les met mal à l’aise.

3. Bons secrets – mauvais secrets

Le secret est l’une des principales tactiques des auteurs d’abus sexuels. C’est pourquoi il est important d’enseigner la différence entre bons et mauvais secrets et de créer un climat propice à la confiance. Tout secret qui engendre l’anxiété, le malaise, la peur ou la tristesse ne doit pas être gardé pour soi ; il doit au contraire être raconté à un adulte digne de confiance (parent, enseignant, policier, médecin).

Dans le livre, la main encourage Kiko à s’exprimer si quelqu’un veut le toucher de manière déplacée. Cette séquence peut être utilisée pour débattre de la différence entre un bon secret (comme une fête, par exemple) et un mauvais secret (quelque chose qui rend l’enfant triste et anxieux). Il faut que les parents encouragent leurs enfants à partager leurs mauvais secrets avec eux.

4. La prévention et la protection sont de la responsabilité de l’adulte

Les enfants ayant subi des maltraitances ressentent de la honte, de la culpabilité et de la peur. Les adultes doivent éviter de créer des tabous autour de la sexualité et s’assurer que les enfants sachent vers qui se tourner s’ils sont inquiets, anxieux ou tristes. Les enfants peuvent sentir que quelque chose ne va pas. Il faut que les adultes se montrent attentifs et réceptifs à leurs sentiments et à leur comportement. De nombreuses raisons peuvent expliquer pourquoi un enfant refuse tout contact avec un autre adulte ou un autre enfant. Cette volonté doit être respectée. Les enfants doivent sentir qu’ils peuvent en toutes circonstances aborder ce sujet avec leurs parents.

Dans le livre, la main est l’amie de Kiko. Les adultes sont là pour aider les enfants dans leur vie quotidienne. Prévenir la violence sexuelle est d’abord et avant tout la responsabilité des adultes et il est important que les enfants ne soient pas seuls à devoir se défendre.

5. Autres conseils utiles pour accompagner la Règle «On ne touche pas ici»

Confidences
Il faut que l’on explique aux enfants quels sont les adultes qui peuvent faire partie de leur « réseau de sécurité ». Ils doivent être encouragés à choisir des adultes en qui ils puissent avoir confiance, qui soient disponibles et prêts à les écouter et à les aider. Un seul membre du réseau de sécurité doit vivre avec l’enfant ; l’autre doit vivre en dehors du cercle familial immédiat. Les enfants doivent savoir comment chercher de l’aide auprès de ce réseau de confiance.

Auteur de crimes dont l’identité est connue
Dans la plupart des cas, l’auteur des crimes est une personne que connaît l’enfant. Il est particulièrement difficile pour de jeunes enfants de comprendre que quelqu’un qu’ils connaissent peut les agresser. Ayez à l’esprit les méthodes de prédation qu’utilisent les agresseurs pour gagner la confiance des enfants. Il faut ériger en règle familiale l’obligation de parler aux parents d’une personne qui ferait des cadeaux, demanderait de garder des secrets ou essayerait de passer du temps seule avec un enfant.

Auteur de crimes dont l’identité est inconnue
Dans certains cas, l’auteur des crimes est un inconnu. Apprenez à votre enfant des règles simples concernant les contacts avec des inconnus : ne jamais monter en voiture avec un inconnu et ne jamais en accepter de cadeaux ou d’invitations.

Aide
Les enfants doivent savoir qu’il existe des professionnels qui peuvent leur être d’une grande aide (enseignants, travailleurs sociaux, médiateurs, médecins, psychologues scolaires, agents de police) et qu’il existe des lignes téléphoniques d’urgence qu’ils peuvent appeler pour demander conseil
.

Pourquoi la règle On ne touche pas ici ?

Près d’un enfant sur cinq est victime de violences ou d’abus sexuels, sous une forme ou une autre, qu’il soit fille ou garçon et quel que soit son âge, sa couleur de peau, sa classe sociale et sa religion. L’agresseur est souvent quelqu’un que l’enfant connaît et en qui il a confiance. Il peut également être lui-même un enfant.

Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant.

La clé est une bonne communication avec les enfants. Cela suppose un esprit d’ouverture, de la détermination, de la franchise ainsi qu’une atmosphère amicale et rassurante.

La Règle «On ne touche pas ici» peut vous y aider.

Un enfant n’est jamais trop jeune pour apprendre la Règle «On ne touche pas ici», parce qu’il peut subir des abus à tout âge.

Si aborder ce sujet avec votre enfant vous embarrasse, souvenez-vous que c’est certainement plus difficile pour vous en tant qu’adulte que pour lui en tant qu’enfant.

Que faire si vous soupçonnez un abus sexuel

Si vous soupçonnez que votre enfant a subi un abus, il est très important de ne pas être en colère contre lui.

  • Ne faites pas sentir à votre enfant qu’il a fait quelque chose de mal.
  • Ne soumettez pas l’enfant à un interrogatoire. Vous pouvez lui demander ce qui s’est passé, quand et avec qui, mais ne lui demandez pas pourquoi c’est arrivé.
  • Essayez de ne pas montrer à votre enfant que vous êtes bouleversé. Les enfants ont tendance à se sentir coupables, ce qui peut les amener à se taire.
  • Essayez de ne pas tirer de conclusions hâtives en vous basant sur des informations floues ou partielles.
  • Assurez à votre enfant que vous allez agir et contactez une personne susceptible de vous aider, comme un psychologue, un spécialiste de l’enfance, un médecin, un travailleur social ou un fonctionnaire de police.

Des lignes téléphoniques et des centres spécialisés ont été mis en place dans certains pays pour aider les enfants victimes de violences sexuelles. Vous pouvez également les contacter si vous soupçonnez un enfant d’avoir subi ce type de violences.

Informations pratiques :

https://wcd.coe.int/com.instranet.InstraServlet?command=com.instranet.CmdBlobGet&InstranetImage=2277307&SecMode=1&DocId=1936842&Usage=2

http://kinderschutz.ch/cmsn/fr/node/26

http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Groupes/Enfants/idart_5203-content.html

http://www.clubsuissedesparents.ch/article/quest-ce-que-la-violence-sexuelle-envers-les-enfants

http://www.prevention-criminalite.ch/10/fr/3gewalt/562delit_et_exploitation_sexuels_contre_les_enfants.php

http://www.fairelepas.ch/liens.htm

Publicités

Favoriser l’accès aux thérapies ciblées

thérapies cibléesCancer, vers un traitement personnalisé ?

Traiter des cancers en fonction des caractéristiques propres de la tumeur et non pas en fonction de l’organe touché, c’est le principe des thérapies ciblées. Un programme vient d’être lancé en France pour permettre à plus de malades d’en bénéficier.

Ce programme, lancé par l’Institut National du Cancer et l’Agence du médicament, s’adresse à des patients en situation d’échec thérapeutique. L’objectif est de leur permettre d’avoir accès à des essais cliniques portant sur des médicaments qui pourraient être plus efficaces.

Ce programme a été baptisé « AcSé » (Accès sécurisé à des thérapies innovantes). Il va permettre de rendre accessibles des médicaments en dehors de leur indication initiale à des patients français chez lesquels ils pourraient être efficaces.

Thérapies ciblées, qu’est-ce ?

Ce sont des traitements qui dérivent des connaissances apportées par la biologie du cancer. On sait qu’un certain nombre de cancers thérapies ciblées 2ont des anomalies moléculaires spécifiques et que ces médicaments sont actifs lorsque la tumeur présente justement cette anomalie. Or, ces anomalies peuvent être présentes dans différents cancers, indépendamment de l’organe touché. Grâce au programme AcSé de l’INCa, les patients atteints par le cancer (quel que soit l’organe touché) peuvent accéder à un médicament de thérapie ciblée, pour autant que leur tumeur présente l’anomalie moléculaire concernée par le médicament.

« Les personnes concernées qui pourront participer à ce programme sont des patients avec des tumeurs à un stade avancé a priori plutôt métastatiques, en échec des traitements habituels et dont l’état général est suffisamment conservé pour qu’ils puissent être inclus et traités dans le cadre d’un essai clinique », explique Agnès Buzyn, la présidente de l’INCa.

Différents protocoles seront mis en place. Un par molécule arrivant sur le marché. Chaque essai concernera entre 200 et 400 patients et sera également ouvert aux adolescents et aux enfants. Dans le cadre de ce programme, les médicaments seront mis à disposition des patients gratuitement.

Comment ça se passe ?

On commence avec un premier essai clinique auquel les patients sont invités à participer. Cet essai concerne un seul médicament qui cible une seule anomalie. Les patients doivent se renseigner auprès de leur médecin pour savoir si leur tumeur présente l’anomalie en question. La liste des tumeurs concernées est à disposition sur le site Internet de l’INCa : www.e-cancer.fr. S’ils sont en échec avec les traitements conventionnels, ces patients peuvent éventuellement accéder à cet essai clinique et y participer. Ils peuvent donc bénéficier d’un traitement qui cible « leur anomalie ».

Près de 800 molécules innovantes

thérapies ciblées 3Le premier essai clinique va concerner un médicament appelé le crizotinib qui bénéficie d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les patients atteints d’un cancer du poumon car il cible une mutation de gène retrouvé dans 2 % des cancers du poumons. Or la même anomalie génétique ciblée par ce médicament (anomalie de alk) est retrouvée dans plus de dix pathologies différentes comme certains lymphomes ou certaines tumeurs du cerveau de l’enfant. Ce médicament sera donc proposé à des patients atteints par ces pathologies.

« L’intérêt de ce programme, explique la présidente de l’INCa, c’est que tous les patients peuvent bénéficier d’un traitement intéressant potentiellement pour leur tumeur, ciblant une anomalie spécifique de leur tumeur, mais dans un cadre particulièrement contrôlé d’un essai clinique« . Les effets secondaires et l’efficacité du traitement seront recueillis afin de mieux comprendre comment fonctionne le médicament.

En accord avec l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), l’INCa proposera de nouveaux essais pour mieux évaluer dans quel cadre ces médicaments pourront être utilisés. Près de 800 molécules innovantes sont actuellement en phase d’essais cliniques précoces. Une quinzaine de ces thérapies ciblées ont reçu une AMM pour certains cancers et leur champ d’utilisation pourra être élargi dans le cadre de ce programme.

Remerciements à Eloïse Malet

Divers

Le coût du traitement est élevé car il y a encore peu de malades ciblées.

Il y a eu un plan d’information envoyé à tous les médecins, oncologues et autres institutions. 250 centres seront ouverts en France.

Si les médicaments développés se révèlent efficaces et pas trop toxiques, ils pourront être testés à un stade un peu moins avancé de la maladie.

Peut-être que cela sera la fin des traitements généralisés pour le cancer…

Plus d’informations pour la Suisse :

http://rms.medhyg.ch/numero-296-page-1131.htm

http://www.espacecancer.chuv.ch/ecc_home/ecc-maladie-traitement/ecc-traitement-therapies-ciblees.htm

Antibiotiques chez les enfants

antibioLes risques d’une surconsommation

D’après le Docteur en pédiatrie Robert Cohen, les enfants consomment en France en moyenne 2 x plus d’antibiotiques que les adultes car ils tombent plus souvent malades, ils vont plus souvent chez le médecin et ils ont le plus souvent une infection virale.

Après une campagne publicitaire très efficace en 2000 « Les antibiotiques, c’est pas automatique, il y a eu une chute de la prescription en France. Cependant, depuis quelques mois, celle-là est repartie à la hausse. On continue donc à augmenter la résistance.

CNAM-home-page-Antibiotiques-pas-automatique-1024x640

Chez les enfants, il y a beaucoup de souches résistantes. Depuis 20 ans, des pédiatres effectuent des prélèvements dans la flore rhino-pharyngée (à cause du germe pneumocoque, très dangereux chez les jeunes enfants) ainsi que dans les selles et ils s’aperçoivent qu’il y a entre 5 et 10 % des enfants qui sont au niveau de leur tube digestif porteurs de germes multi-résistants, et ceci sans jamais avoir été à l’hôpital. Il faut savoir que ces germes sont inaccessibles à tout traitement antibiotique prescrit à l’extérieur de l’hôpital.

Mécansimes de résistance des antibio

Quand les enfants ont pris un traitement antibiotique avant, en particulier de la famille des céphalosporines (apparentées à la pénicilline), les chiffres mentionnés ci-dessus sont multipliés par 3. Ces germes résistants peuvent rester des semaines, voire des mois, dans le tube digestif. C’est une cicatrice indélébile.

Les enfants vivent bien avec ces germes résistants mais si un jour ils ont une infection, il y a bien des « chances » pour que ceux-ci les infectent davantage et qu’ils développent de gros problèmes thérapeutiques.

Fièvre attitude

La responsabilité est collective

Il n’y a que 5 maladies qui nécessitent vraiment un traitement antibiotique chez les enfants :

  • les otites
  • les angines à streptocoques
  • les infections urinaires
  • les sinusites
  • les pneumonies

Pour les autres, les antibiotiques utilisés à tort restent très dangereux.

filepicker_7cWCNUAWRCK7O1FsUfS0_les_antibiotiques_cest_pas_automatique

Repas de soutien

Pizza party 2Pizza Party de soutien

Dimanche 1er septembre 2013 – dès 11h30

Refuge du Centre Sportif du FC Froideville (Vaud)

Vous souhaitez manger une bonne pizza « maison » réalisée selon vos désirs et devant vous ? tout en vous amusant et tout en soutenant une association ?

Alors, venez nous rejoindre avec vos amis le dimanche 1er septembre 2013 dès 11h30 au Refuge Pré-Camuz à 1055 Froideville (Refuge du Centre Sportif du FC Froideville).

L’Association Les Ateliers du Cœur organise son premier repas de soutien en faveur des parents d’enfants hospitalisés ou malades.

L’association en question

Les Ateliers du Cœur est une association de bénévoles qui propose diverses alternatives aux parents pour qu’ils puissent se sentir soutenus durant tout le processus de la maladie ou de l’hospitalisation de leur enfant. Y compris avec des soins complémentaires.

www.lesateliersducoeur.ch

Prix

CHF 30.00 / personne, gratuit pour les enfants

Le repas comprend : pic et croq, pizzas, boissons, thés, cafés et desserts, le tout à volonté !

Animation (pétanque, jeux) et château gonflable pour les enfants.

Un Smartphone ainsi que plein d’autres surprises à gagner pour les adultes.

Cette manifestation aura lieu par n’importe quel temps car il y a aussi un emplacement couvert…

Vous êtes tenté(e)s ?

Informations et Inscription :

Sabrina reste à votre disposition au 079 291 25 70 ou info@lesateliersducoeur.ch

Une autre façon de communiquer

makatonLe Makaton

Le handicap d’un enfant n’est jamais très facile à vivre. Mais ce qui est souvent le plus difficile c’est quand, pour diverses raisons, il n’a pas accès au langage. Il y a cependant diverses méthodes qui visent à facilité la communication et l’une d’entres elles est le makaton.

Le makaton est un programme qui s’appuie sur l’utilisation de la parole, de signes et de pictogrammes.

Né en Grande-Bretagne en 1972, il est utilisé par des familles, des professeurs et des institutrices qui peuvent ainsi communiquer avec leurs élèves. Ce programme est encore méconnu mais peut faire des miracles.

En effet, communiquer avec un enfant qui présente des troubles sévères du langage peut vite devenir un casse-tête, une source d’isolement ou d’agressivité. A défaut de paroles, ce programme à choisi les signes. Ceux du makaton, une sorte de langue des signes simplifiés qui compte 450 gestes de base très fonctionnels. Cette nouvelle « langue » va permettre à ces enfants de dialoguer au quotidien malgré leur handicap.

Les enfants sont naturellement attirés par les signes et vont automatiquement essayer de les imiter, donc les comprendre petit à petit.

Objectif

  1. Communication
  2. Réalisation

L’objectif de ce programme est de donner la possibilité aux enfants, tout comme aux adultes, de s’exprimer spontanémentCommunication alternative 3 et de faire des choix. L’enfant ne va plus subir mais s’exprimer par rapport à ce qu’il désire. Il va ainsi pouvoir construire sa pensée ainsi que son identité et prendre sa place dans la société.

Des enfants aux pathologies et aux handicaps très différents peuvent se comprendre grâce à ce code commun. Sans les signes, certains enfants seraient condamnés au silence. Ce code est comme une clé d’accès au langage.

Certains troubles du comportement sont liés au fait que ces enfants n’arrivent pas à s’exprimer ou à se faire comprendre. Le fait de pouvoir montrer par des gestes et des signes ce qu’ils veulent et ce qu’ils ont leur permet d’être apaisés.

Plus d’informations

Communication alternative 1

http://www.makaton.ch/

http://www.info-handicap.ch/habitudes-de-vie/communication/communication-orale-et-corporelle/modes-de-communication-orale-et-corporelle/autres-communications-alternatives/1610.html

Tumeur bénigne impressionnante

Le Tératome sacro-coccygien

Aujourd’hui, j’ai choisi un thème dont je n’avais même pas connaissance mais qui m’a beaucoup impressionnée : c’est une tumeur bénigne qui touche 1 nouveau-né sur 35’000 en France (pas de chiffres pour la Suisse) et qui concerne principalement des filles.

Cette tumeur se développe au dépend du sacrum et peut être très volumineuse, puisqu’elle peut représenter la moitié du poids du bébé. Je ne mets volontairement pas de photo car cela prend vraiment aux trippes. Cette tumeur n’est pas cancéreuse et prend forme au cour de la vie embryonnaire.

Au tout début, l’embryon n’est qu’un disque plat. Vers la 3ème semaine de développement, il y a une très importante structure qui va se mettre en place : la ligne primitive. Celle-ci va permettre la gastrulation, phase capital au cour de laquelle l’embryon va se replier sur lui-même. D’importants mouvements cellulaires vont constituer les 3 feuillets – tissus fondamentaux de l’embryon – l’ectoderme, l’endoderme et me mésoderme. Les cellules vont alors migrer pour donner lieu aux principaux organes qui vont former notre corps.

gastrulation1336950939914

Normalement, cette ligne primitive se résorbe progressivement à partir de la 4ème semaine de développement de l’embryon. Cependant, dans le cas du tératome, elle ne se résorbe pas. C’est ce que l’on appelle des cellules pluripotentes, cellules capables de se spécialiser pour faire de l’os,  du cheveu, ou encore du muscle. Ces cellules vont s’amasser autour du sacrum, plus précisément autour du coccyx pour former une lésion (la tumeur).

On ne connaît pas les causes exactes de cette désorganisation mais il y a plusieurs formes de tumeur :

  • la tumeur se trouve totalement à l’extérieur de sacrum (majorité des cas)
  • la tumeur est un prolongement, dans le bassin ou l’abdomen
  • la tumeur est complètement interne (rare)

Cette lésion est presque toujours découverte avant la naissance, entre 4,5 et 6,5 mois de grossesse. Dès que le diagnostic est posé, la maman est suivie de très près. Quand le tératome est vraiment très volumineux, il peut être ponctionné à travers le ventre de la maman pour éviter qu’il ne comprime d’autres organes, ce qui pourrait déboucher sur de graves complications. Le plus souvent, l’accouchement est programmé pour faciliter la prise en charge du nouveau-né dès sa naissance. Mais si le tératome est beaucoup trop volumineux, il faut pratiquer une césarienne.

Chirurgie

Une opération chirurgicale doit être faire durant la première semaine de vie du nourrisson. Toute la difficulté est d’enlever tout le tératome en gardant un maximum de peau pour reconstruire les fesses du bébé. Il faut aussi préserver les tissus sains ainsi que l’innervation, ce qui n’est pas chose facile tant la différence entre le tératome et les structures anatomiques normales est faible. Cette tumeur qui est, rappelons-le, une désorganisation des cellules embryonnaires est très hétérogène. En plus de la lésion, il faut enlever le coccyx pour éviter toute récidive qui pourrait devenir maligne.

La seconde phase de l’opération consiste à reconstruire les fesses. La difficulté réside dans le fait de retirer le surplus de peau pour que la cicatrice soit esthétique tout en gardant suffisamment de tissus pour permettre aux fesses de se développer quand l’enfant grandira. La cicatrisation prend environ une année.

Suivi

L’enfant est suivi tous les 3 mois (prises de sang, examens cliniques, toucher rectal) pour vérifier que des nouvelles lésions ne se sont pas reformées. Car une récidive intervient dans 10 % des cas.

Cette tumeur est très impressionnante mais se soigne très bien… une chirurgie réparatrice peut être envisagée à l’adolescence.