Atelier de pralinés BIO

Quand un Maître-Chocolatier fond pour une association

L’Association d’aide et de soutien aux enfants hospitalisés ou malades et leur famille « Les Ateliers du Cœur » s’allie avec le Maître-Chocolatier Daniel Durig à Lausanne pour créer un atelier de création de pralinés le samedi 12 octobre 2013 de 15h00 à 16h30. Chocolaterie Durig, Avenue d’Ouchy 15.

Durant cet atelier, chaque participant se met dans la peau d’un chocolatier et élabore lui-même ses propres pralinés avec le moule et la garniture de son choix. Daniel Durig propose aussi de voir la transformation de la fève en chocolat et de déguster de grands crus. A la fin, chacun repart avec ses créations… MIAM !

Tous les bénéfices de cet atelier sont au profit des projets de l’Association. Composée essentiellement de bénévoles, elle propose diverses alternatives aux parents pour qu‘ils puissent se sentir soutenus durant tout le processus de la maladie chronique ou de l’hospitalisation de court séjour de leur enfant. Toute une palette de prestations est offerte aux enfants ainsi qu’aux parents et à la fratrie mais aussi au personnel soignant.

L’originalité de cette Association, ce sont ses ateliers : elle organise des ateliers payants et ouverts à tous (aromathérapie, réflexologie, zumba, produits BIO, pizza party, etc.) pour se faire connaître et pour offrir des ateliers gratuits pour ses bénéficiaires. Les familles peuvent ainsi avoir accès à plein d’activités différentes, à des conférences ainsi qu’à des soins thérapeutiques de médecines complémentaires.

A découvrir sur http://www.lesateliersducoeur.chPour

Pour tout complément d’information et pour s’inscrire : 079 291 25 70 ou info@lesateliersducoeur.ch.

Prix de l’atelier :

  • CHF 39.00 pour les membres de l’Association
  • CHF 49.00 pour les non-membres

Atelier de parlinés BIO des ADC

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Phobie scolaire

Phobie scolaireLe combat d’une fille et de sa mère

En Suisse, 1 à 2% des enfants entre 5 et 18 ans souffriraient de phobie scolaire. Le phénomène n’est pas rare. Au Japon, il toucherait jusqu’à un million de jeunes, qui ont décidé de quitter l’école pour échapper à une société qui les inquiète.

 Pourtant, cette maladie – qui se traduit par des symptômes bien physiques comme des crises d’angoisse, des nausées ou des vomissements – reste encore peu connue. C’est la raison pour laquelle Justine Touchard et sa mère Anne-Marie Rocco ont décidé de raconter leur expérience. Car à 15 ans, Justine a décidé un jour qu’elle ne pouvait plus aller à l’école, une décision qui a bouleversé le quotidien de cette famille, jusque-là sans histoires. Plus d’info sur l’interview d’Anne-Marie Rocco, avec le dossier de Sandrine Rovère.

« Le jour où je n’ai pas pu aller au lycée », de Justine Touchard et Anne-Marie Rocco, est publié chez Flammarion.

Un matin d’octobre 2007, Justine Touchard prend sa première grande décision : elle ne retournera pas au collège. C’est au-dessus de ses forces. Sa mère, Anne-Marie Rocco, n’a jamais entendu parler de « phobie scolaire » ; pourtant le diagnostic s’impose, et les voilà toutes deux embarquées dans une galère d’où elles ne sortiront que quatre ans plus tard, une fois que Justine aura décroché le bac. « Ce n’était peut-être pas la fin du monde, écrit la mère, mais c’était tout de même notre petit monde à nous qui s’écroulait. » Avec ce refus d’école de l’ado, la vie « normale » a laissé place à un grand vide, des solutions à inventer.

En France, l’école est une religion d’Etat. Si on quitte la chapelle, c’est le trou noir. On n’y revient que très difficilement ; comme s’il fallait expier la faute de s’être défié de l’institution. Pour Justine, impossible dans un premier temps de tenter autre chose que les cours par correspondance. Son mal d’école était trop grand. Et elle raconte les deux années passées chez elle entre ses piles de cours du Centre national d’enseignement à distance, l’étudiant qui l’aide et ses relations virtuelles avec les amies d’avant.

« POURQUOI AVOIR SUIVI AVEUGLÉMENT L’ÉDUCATION NATIONALE ? »

Ses parents ont craint le suicide, et se sont démenés pour trouver une voie douce de resocialisation, une école qui serait bienveillante… Un petit lycée a finalement accueilli la jeune fille en 1re. A ce moment-là, Justine avait fait bien du chemin. Elle avait rangé aux oubliettes le dernier bulletin de sa classe de 4e qui l’admettait en 3e… « avec passage en seconde professionnelle envisagé ». Elle avait digéré son année cauchemardesque de CM2 avec une maîtresse assez tyrannique pour qu’on l’envoie discrètement en retraite anticipée.

Et la mère ? Le pas-à-pas au côté de sa fille pendant ces années a-t-il gommé la culpabilité que la société lui renvoyait de plein fouet ? « Je m’en veux un peu de mon manque de lucidité. Pourquoi avoir suivi si aveuglément le modèle de l’éducation nationale ? Pourquoi ne pas avoir exercé mon esprit critique plus tôt ? Je m’étonne d’avoir supporté si longtemps les remarques des enseignants sur ma fille, sans jamais en tirer les conséquences », écrit-elle dans ce livre troublant.

Aujourd’hui, Justine a gagné son combat et mène sa vie d’étudiante. Mais pour une mère journaliste qui remue ciel et terre, combien de familles ont baissé les bras ? Combien d’enfants qualifiés de « décrocheurs » sont en fait des phobiques cachés, malades d’une école qui casse ? Ces questions sont entre les lignes de ce récit qui est bien plus que la belle histoire d’une maman et de sa fille.

Merci à Maryline Baumard

Plus d’informations sur la phobie scolaire

http://spea.hug-ge.ch/_library/pdf/REVUE_DE_PRESSE/Pulsations_Barbe.pdf

http://www.vaudfamille.ch/N206726/peur-d-aller-a-l-ecole-la-phobie-scolaire.html

http://www.phobiescolaire.org/

A l’écoute des bébés prématurés

bébéSoins individualisés de développement pour les prématurés

Sur un peu moins de 80’000 naissances, il y a 7,5% de prématurés en Suisse (source OFS 2010). Ces petits bébés naissent entre 2 et 4 mois avant le terme, en raison de problèmes médicaux, de grossesses tardives ou à risque. Ces naissances demandent des évolutions considérables en matière de prise en charge des enfants prématurés.

Aujourd’hui, tout est fait pour réduire le stress apporté par l’hospitalisation et certains hôpitaux introduisent le programme NIDCAP (Neonatal Individualized Developemental Care and Assessment Program) dans leur service de pédiatrie ou de néonatologie. Un programme avec un suivi personnalisé des enfants nés prématurément.

Qu’est-ce ?

C’est un programme de soins destiné aux nouveau-nés prématurés. Son but est d’optimiser le développement neuro comportemental de ces enfants nés trop tôt en réduisant le stress et en répondant à ses besoins spécifiques en collaboration avec sa famille.

Pour aider les soignants et surtout les parents à mieux connaître l’enfant, une infirmière ou une sage-femme tient un journal de bord un peu particulier. En effet, l’instrument principal utilisé consiste en des observations répétées et formalisées du bébé par une personne spécifiquement formée à cette méthode à l’aide d’une grille APIB élaborée par le Dr ALS au Etats-Unis. Ces observations (gestes, cris, pleurs, rythme cardiaque, etc.) permettent le décryptage du comportement du bébé, sa réaction au stress et les capacités qu’il met en place pour se réguler. Elles facilitent la compréhension entre les parents et leur enfant permettant une interaction adaptée. L’observation est une occasion pour les parents et les soignants de lire et de comprendre le langage du bébé. Le comportement du bébé permet de mettre en évidence ses objectifs de développement et d’élaborer en collaboration avec les soignants et les parents des recommandations de soins individualisées.

Nés à 6 ou 7 mois de grossesse, tous les enfants poursuivent le même combat : vivre ! Nés si tôt, ces enfants sont fragiles et ont souvent des maladies respiratoires. De plus, tout pose problème. Tous leurs systèmes sont immatures et ils grandissent dans un milieu qui n’était pas du tout prévu à une phase de croissance et de développement cérébral qui est extrêmement important. Les soins de développement tendent à prévenir les conséquences de cet environnement délétère chez les petits bébés.

Le moindre bruit, une intensité lumineuse trop grande, une manipulation inadéquate, tout peut être vécu comme une agression chez ces nourrissons. Par exemple, le change d’un enfant qui souffre de problèmes respiratoires peut être un problème lorsque l’on manipule ses hanches de manière inappropriée, sa respiration peut en être perturbée. L’objectif est donc d’apprendre à lire leur comportement pour en faire un mode de communication. Ils vont être minutieusement observés et leur tolérance testée car il est très facile de passer à côté des capacités du bébé ou de ce qu’il exprime, puisque ce sont des enfants qui ne parlent pas, et de prodiguer les soins sans tenir compte d’eux.

Observer et décrypter très finement le comportement ainsi que les capacités et le stade de développement du bébé permet de réfléchir à ce que l’équipe soignante peut faire pour l’aider à supporter les soins et à s’éveiller. Cela va permettre de lui donner les bonnes stimulations au bon moment. L’équipe apprend aux parents les gestes qu’il faut faire ou qu’il faut avoir pour les réconforter.

Placés au cœur du dispositif, la présence et l’implication des parents augmenteraient la tolérance au stress des bébés prématurés et permettraient une diminution de la durée de l’hospitalisation de l’enfant. A moyen terme, cela permettrait également un meilleur développement.

Plus d’informations sur le programme NIDCAP

http://www.perinat-france.org/portail-grand-public/bebe/le-bebe-premature/recommandations-de-soins-nidcap/nidcap-definition-486-1169.html