Notre rencontre avec un maître-chocolatier

Logo Durig« Quand un Maître-Chocolatier fond pour une association »

Le Maître-Chocolatier lausannois Daniel Durig, sensible à la cause de l’association « Les Ateliers du Cœur », a eu la gentillesse de nous prêter ses locaux pour nous permettre de récolter le temps d’un atelier de confection de pralinés quelques fonds pour aider et soutenir les enfants hospitalisés ou malades et leur famille.

Le rendez-vous est pris de longue date. Ce sera le samedi 12 octobre 2013 à 15h00. Nous – Aurélie, Laetitia, Laina et Sabrina – attendons ce jour avec impatience. Pas que nous soyons gourmandes, non, mais par pur souci de vous faire découvrir un métier passionnant où ingrédients nobles et créativité folle s’allient pour ravir les papilles de beaucoup d’entre nous. Bon d’accord, peut-être que nous sommes un peu gourmandes mais loin d’être les seules puisque, en Suisse, nous mangeons près de 12 kg de chocolat par an et par personne.

Il est 14h57. Nous sommes à l’adresse de la Chocolaterie Durig à l’Avenue d’Ouchy 15 à Lausanne. La porte de cette élégante échoppe s’ouvre et se referme laissant échapper une odeur gourmande qui nous conforte dans notre idée que nous allons passer un après-midi loin d’être désagréable… Nous nous décidons à entrer et découvrons, comme des gamines, le paradis sur terre. Nous ne savons plus où regarder, tant tout à l’air tentant et appétissant : nougats, marrons glacés, cuillères en chocolat, florentins et diverses autres douceurs exquises. On ne peut pas rester de marbre devant ces merveilles qui sont aussi belles à regarder que bonnes à déguster !

Durig shop

Jeanne, seule personne parmi plus de 20 inscrites ayant réussi à braver la grisaille et à défier refroidissement et autre virus, nous rejoint. Nous avons à peine le temps de faire connaissance que notre professeur arrive déjà avec la promesse que nous repartirons à l’issue de cet atelier de 1h30 avec nos créations.

Breno nous fait brièvement visiter le laboratoire où des machines coulent en permanence le breuvage des Incas telles des cascades de chocolat. Il nous demande de nous laver les mains et d’enfiler un tablier. ça y est, nous nous glissons vraiment dans la peau du Maître-Chocolatier !

Atelier Dürig 4On découvre tout d’abord les moules dans lesquels nos pralinés vont prendre forme puis les ingrédients qui investiront les coques claires ou foncées (noisettes, caramel craquant, cannelle, pruneaux, etc.). Breno fait même une petite transgression et nous dévoile la recette maison du caramel fondant… sucre, crème tiède et surtout l’ingrédient qui fait toute la différence… vous ne croyez pas que je vais vous donner la recette comme ça, il fallait venir !

Atelier Dürig 6Ensuite, armées de pinceaux et autres douilles de chocolat blanc, nous exprimons pleinement notre talent en créant le décor de nos futurs pralinés. Certaines se distinguent déjà alors que d’autres, plus dissipées, ne pensent qu’à la trame finale : la dégustation du précieux sésame. Pour nous garder concentrées, Breno nous fait goûter des oranges confites nappées de chocolat noir. Cela produit son petit effet et nous recadre.

Maintenant, une étape périlleuse et cruciale qui requière une grande dextérité : couler le chocolat dans les moules sans en mettre partout et sans s’en mettre partout ! Breno remplit le premier avec une facilité déconcertante. Aurélie et Jeanne prennent le relais et s’en sortent plutôt bien. Durant cette procédure du coulage, il y a une petite étape où l’on place le moule sur une plaque qui vibre. Ceci afin d’ôter les éventuelles bulles d’air qui pourraient gâcher l’aspect esthétique final du praliné.

Atelier Dürig 8Durant les 7-8 minutes où les moules sont entreposés au frais pour que les coques puissent durcir, Breno nous explique l’histoire du chocolat et ses différentes étapes de transformation. Il nous fait découvrir les multiples vertus du beurre de cacao, notamment très bon pour nos artères et notre peau. Il nous parle aussi de ses fournisseurs ainsi que de la difficulté de travailler avec des ingrédients de première qualité.

Le temps est écoulé et les coques sont prêtes à être remplies. Breno nous montre comment réaliser une ganache onctueuse, base qui peut servir à recevoir alcool, épices ou tout autre « masse » servant à agrémenter un praliné. Comme nous sommes un peu parties dans tous les sens, nous les fourrons avec tous les ingrédients présents. Le résultat promet d’être surprenant en bouche et peu commun !

Un nouveau passage au frais avant de pouvoir démouler le fruit de notre travail. La tension monte, les pralinés vont-ils être à la hauteur de nos attentes ?! Breno fait redescendre la pression avec la dégustation de la dernière création de saison du Maître : un praliné noir à la crème de marron. Un vrai délice !

Atelier Dürig 3Pour libérer les pralinés du moule, il suffit simplement de taper celui-ci sur la table et ils s’en évadent sans contrainte. Nos pralinés n’avaient pas la tête à se pavaner dans les vitrines de Monsieur Durig mais ils avaient fière allure dans nos cœurs remplis de bonheur à l’idée de les déguster enfin…

Nous remercions Monsieur Durig et Breno pour cette belle aventure. Nous avons eu beaucoup de plaisir et espérons vous avoir fait envie 😉

Tous les bénéfices de cet atelier sont au profit des projets de l’Association. Composée essentiellement de bénévoles, celle-ci propose diverses alternatives aux parents pour qu‘ils puissent se sentir soutenus durant tout le processus de la maladie chronique / ambulatoire ou de l’hospitalisation de courte durée de leur enfant. Toute une palette de prestations est offerte aux enfants ainsi qu’aux parents et à la fratrie pour que la maladie soit vécue le mieux possible.

L’originalité de cette Association, ce sont ses ateliers : elle organise des ateliers payants et ouverts à tous (aromathérapie, réflexologie, zumba, produits BIO, pizza party, etc.) pour se faire connaître et pour offrir des ateliers gratuits pour ses bénéficiaires. Les familles peuvent ainsi avoir accès à plein d’activités différentes, à des conférences, des tables rondes ainsi qu’à des soins thérapeutiques de médecines complémentaires.

Bien entendu, aucun projet ne pourrait voir le jour sans l’organisation de ces ateliers et sans la récolte de dons… Merci à vous !

A découvrir sur www.lesateliersducoeur.ch

Pour tout complément d’information et pour s’inscrire aux prochains ateliers : 079 291 25 70 ou info@lesateliersducoeur.ch

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De l’aromathérapie à l’hôpital

Aromathérapie à l'hôpitalUne idée qui fait son chemin au Service de Neurologie pédiatrique d’une clinique universitaire de Bruxelles

Aujourd’hui, je vous présente un article de Candice Leblanc paru dans le « Saint-Luc Magazine », magazine des Cliniques universitaires Saint-Luc (UCL Bruxelles), no 21 de Juin-Août 2012.

Depuis quelques mois, pour améliorer le confort et le bien-être des petits patients, certaines infirmières pédiatriques utilisent des huiles essentielles, c’est-à-dire des essences végétales qui posséderaient certaines vertus apaisantes.

De délicates fragrances de mandarine ou de citron flottent parfois dans l’air du Service de neurologie pédiatrique. « Dans notre unité, nous soignons principalement des enfants atteints d’une maladie neurologique (tumeur, méningite, poly-handicap). Beaucoup ne peuvent pas s’exprimer verbalement » explique Véronique Blondelet, l’une des infirmières à l’origine de cette initiative. « Nous sommes parfois démunies face à leurs souffrances, et leurs parents aussi. Or, correctement utilisée, l’aromathérapie peut significativement améliorer leur bien-être. »

Des huiles soigneusement sélectionnées

Les neuf infirmières qui utilisent actuellement l’aromathérapie à Saint-Luc (voir tout en bas) ont toutes suivi une formation ad hoc au Centre de perfectionnement en Soins infirmiers. « Nous ne pouvons pas utiliser n’importe quoi », précise Véronique Blondelet. « Certaines huiles essentielles, comme celle de lavande par exemple, sont neurotoxiques et peuvent notamment favoriser les crises d’épilepsie. Pas question d’en utiliser en neurologie! » Les infirmières ont donc fait valider tous leurs mélanges par des pharmaciens spécialisés en aromathérapie.

Une goutte par-ci, un massage par-là…

Il existe plusieurs façons d’utiliser les huiles essentielles. « A Saint-Luc, nous les employons soit en massage, soit en diffusion. Nous déposons deux gouttes sur un oreiller ou un mouchoir, ou nous utilisons un petit aérosol. » Dans la majorité des cas, les huiles essentielles aident à calmer les angoisses, à apaiser des douleurs ou encore à améliorer le sommeil et le moral des enfants. Une vraie différence pour eux… et pour leurs parents.

Un tout grand merci pour ce bel article à CANDICE LEBLANC.

Initiatrices du projet :

Véronique Blondelet, Bénédicte Lambotte et Marie-Françoise Nihoul ont été les premières à utiliser les huiles essentielles sur les patients, avec le soutien du Pr Marie-Cécile Nassogne, chef du Service de neurologie pédiatrique. Deux autres collègues les ont rapidement rejointes. Actuellement, l’aromathérapie est également proposée par quatre infirmières du Service d’onco-hématologie pédiatrique.

Faire du sport pour développer sa mémoire

A sport 4Un esprit sain dans un corps sain ?

Telle est la question… et bien, il semblerait que la réponse soit OUI ! Cela peut paraître surprenant mais c’est pourtant la conclusion d’une étude publiée dans la revue « Plos One ». Des chercheurs américains ont testé des enfants en bonne et en mauvaise forme physique sur un exercice de mémoire. Résultat : les sportifs s’en sortent mieux à l’école.

Cette dernière étude américaine sur la mémoire de 48 enfants âgés entre 9 et 10 ans vient confirmer les résultats d’un autre programme incluant 12’000 élèves. Il y a un lien entre la pratique régulière d’une activité physique et les capacités d’apprentissage. Car faire du spot favorise la création de neurones. Si, si, on vous le dit ! 🙂

D’après la chercheuse en neuroscience, Prof. Muriel Koehl, de très nombreux facteurs sont impliqués : l’activité physique va permettre une amélioration de l’oxygénation du cerveau, les endorphines (neurotransmetteurs) vont agir sur les neurones et leur permettre de se développer et surtout de fonctionner de manière optimale dans le cerveau. Par exemple, chez un animal qui court, cela peut développer jusqu’à 7 ou 8 fois plus de neurones de même structure par rapport à un autre animal sédentaire.

A sport 3Il faut environ 30 à 45 minutes de sport par jour (de préférence un sport intensif) pour mettre en œuvre tout le système cardiovasculaire et permettre cette amélioration.

Convaincue par l’importance de ces découvertes, l’Académie Nationale de Médecine Américaine lance un message à toutes les écoles du pays pour que les enfants pratiquent une heure de sport tous les jours.

Par contre, juste pour information, le sport en question doit être du foot ou de la course… donc out la pétanque 🙂

Pré-éclampsie

enceinteL’hypertension pendant la grossesse

Peu connue des futures mamans, la pré-éclampsie est une infection qui touche près de 40’000 femmes enceintes. C’est une forme d’hypertension artérielle causée par une mauvaise implantation du placenta. La pré-éclampsie peut avoir de graves conséquences sur la vie de la mère et de l’enfant, c’est d’ailleurs la 2ème cause de mortalité maternelle. Une étude inédite coordonnée à Tours cherche à développer une méthode de diagnostic précoce et un traitement pour prévenir les complications.

Cette maladie méconnue est due à une anomalie du placenta, l’interface par laquelle se font les échanges entre la mère et le fœtus via le cordon ombilical. Le problème principal est que le mauvais développement du placenta amène à un mauvais développement de l’apport sanguin venant de la maman dans ce placenta. Celui-ci va « souffrir » et va libérer dans la circulation sanguine maternelle toutes sortes de substances qui peuvent avoir des effets très nocifs dans l’organisme maternel.

La majorité des femmes touchées chaque année le sont lors de leur première grossesse. C’est donc pour elles que le CHU de Tours coordonne une étude destinée à valider à la fois une méthode de dépistage précoce et de traitement préventif. Le dépistage peut être réalisé lors de la première écho du suivi de grossesse.

http://youtu.be/SxwvxdjYnXU

On analyse la résistance à l’avancement du sang à l’intérieur du placenta par le biais de la vitesse de circulation du sang dans les artères utérines. Si le flux est trop faible , cela traduit un mauvais développement du placenta. Le risque de pré-éclampsie est de 15 %. De l’aspirine à dosage minimal peut être prescrite.

Il faut que 5’000 femmes dans les 15 maternités de France engagées participent à cette étude pour valider scientifiquement cette stratégie de prévention pour mettre le fœtus et sa mère à l’abri de la pré-éclampsie.

Informations complémentaires

http://sante-medecine.commentcamarche.net/contents/309-pre-eclampsie-et-signes-d-urgence

Revue Médicale Suisse :

Gabriella Martillotti, Michel Boulvain, Antoinette Pechère-Bertschi, R. Landau

http://rms.medhyg.ch/numero-216-page-1752.htm

R. Landau O. Irion

http://revue.medhyg.ch/article.php3?sid=30112

Lien entre vaccin H1N1 et narcolepsie

h1n1 panneauLe lien entre le vaccin H1N1 et la narcolepsie avait déjà été établi mais c’est la première fois qu’un laboratoire est assigné en justice par une famille.

Pour expliquer leur combat face à cette maladie, deux parents témoignent. Depuis un peu plus de 3 ans, leur vie a basculé. A 7 ans, leur fils souffre de narcolepsie avec cataplexie : un trouble du sommeil chronique qui affecte son tonus musculaire et empêche son bon développement. Pour les médecins, ce serait le vaccin H1N1 qui serait directement responsable de la maladie de leur fils. Pour les parents, c’est surtout l’avenir de leur enfant qui est remis en cause.

Malgré une nuit de sommeil de plus de 10h, l’enfant se sent très vite fatigué. Chaque après-midi, il sombre dans une ou deux longues siestes. Il peut s’endormir n’importe où et à tout moment de la journée. La baisse brutale de son tonus musculaire peut le faire chuter. Son traitement permet de le garder éveillé le matin mais sa grande fatigabilité perturbe sa concentration et son apprentissage depuis plus de 3 ans. Conscient de ses difficultés, il a du mal à les accepter. A l’école, il est suivi par une auxiliaire et bénéficie d’un plan de travail aménagé.

Cette maladie s’est déclarée en juillet 2010, 6 mois seulement après avoir reçu 2 injections de Panenza, le vaccin développé dans l’urgence par Sanofi-Pasteur pour lutter contre le virus de la grippe A. En novembre 2009, les services sanitaires organisent partout en Europe de grandes campagnes de vaccination. Des millions de personnes, dont 6 en France, ont reçu une injection cet hiver-là. Très vite, de nombreuses études publiées dans British Medical Journal et Brain démontrent que les vaccins H1N1 multiplient par 4 voire 16 les risques de déclencher une narcolepsie.

Cela ne concerne bien entendu par tous les sujets vaccinés mais uniquement ceux génétiquement prédisposés (porteurs d’une vulnérabilité génétique).

L’avocat de la famille parle de « défaut d’information » de la part du laboratoire. En effet, lorsque l’on décide de se faire vacciner, on souhaite savoir s’il existe des effets indésirables et, en toute connaissance de cause, on décide de les accepter. Or, dans la notice délivrée avec le vaccin, il n’est écrit à nul part qu’il existe possibilité de maladie liée au sommeil.

L’Agence française du médicament a rapporté 62 cas de narcolepsie après vaccin (près de 200 en Europe, principalement en Finlande et en Suède) où Pandemrix® fut le seul vaccin utilisé. L’autorisation de mise sur le marché de ce produit n’est pas remise en cause car l’Agence Européenne de Santé estime qu’en cas de pandémie, le bénéfice reste plus important que les risques encourus.

Informations complémentairesH1N1

Lors de la campagne de vaccination contre la grippe A, 4,1 millions de personnes ont été vaccinées en France par Pandemrix, contre 1,6 million qui ont reçu le vaccin Panenza (Sanofi), réservé aux nourrissons, aux femmes enceintes et aux personnes immunodéprimées.

Le vaccin Pandemrix, qui n’est plus commercialisé en France depuis la fin de la pandémie, contenait un adjuvant baptisé AS03, destiné à renforcer la réponse immunitaire contre le virus H1N1.

Les résultats de l’étude révélée par Brain pourraient bien remettre en cause l’utilisation de cet adjuvant dans d’autres vaccins anti-grippaux, tels que les types H5 et H9, selon les auteurs de l’article.

Un cinquième de la population mondiale avait été touchée par le virus H1N1 lors de la pandémie de 2009, selon des estimations publiées le mois dernier. Mais la pandémie s’était révélée beaucoup moins grave que prévu, avec 18.500 décès notifiés au total à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

http://brain.oxfordjournals.org/content/136/8/2486.full.pdf+html?sid=63f07ffd-c578-40bf-a434-2bab0e11b7dd

Remerciements à Sophie Rocherieux et AFP.

L’industrie pharmaceutique et ses effets indésirables

Big PharmaBIG PHARMA

Une industrie toute puissante qui joue avec notre santé, Mikkel Borch-Jacobsen, Editions Les Arènes

Philosophe, historien et enseignant à l’Université de Washington, Mikkel Borch-Jacobsen a dirigé un collectif de douze experts, médecins, journalistes, lanceurs d’alerte, dont un ancien directeur de la communication de Sanofi-Synthélabo, pour démontrer comment l’industrie pharmaceutique détourne l’usage des médicaments.

Mikkel Borch-Jacobsen informe que Big Pharma n’est pas un livre contre les médicaments. Non, c’est un ouvrage contre l’industrie qui s’intéresse avant tout au profit et qui cherche un peu trop à maximiser le retour sur investissement de ses actionnaires, au risque de mettre notre santé en danger et de changer profondément la nature de la médecine.

En effet, l’objectif principal de l’industrie pharmaceutique est de trouver un médicament qui pourra faire beaucoup d’argent : c’est-à-dire un blockbuster, soit un médicament qui va générer plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires par an. Un laboratoire qui vend très bien un médicament qui nous fait du bien, ce n’est pas grave en soi. Ce qui est grave, c’est que certains laboratoires n’hésitent pas à mettre en avant de nouvelles maladies pour y parvenir. C’est une technique de marketing qui permet de construire une logique pour faire la promotion d’une maladie. Au lieu de promouvoir et de vendre un médicament, on promeut d’abord une maladie pour venir ensuite avec une molécule qui est sensée guérir cette maladie. Ainsi, on peut donc se tailler des niches de marché tout-à-fait artificielles.

Parfois l’industrie pharma va même jusqu’à « inventer » ou, pour être plus courtois, va jusqu’à détourner la réalité à son avantage. Pour exemple, le cas du trouble dysphorique prémenstruel – trouble psy qui a été intégré au DSA IV (livre de référence, recueil de toutes les maladies psy). Cette maladie a été mise en avant parce qu’il fallait trouver un débouché à une molécule qui s’appelle la fluoxétine (prozac) dont le brevet était arrivé à expiration. La société Eli Lilly a donc décidé de « recycler » cette molécule sous le nom de sarafem pour guérir ce trouble. Comment se tailler des marchés en resegmentant le marché et promouvant des maladies…

Dans un autre registre, l’industrie pharma fait pression pour faire abaisser les seuils de l’hypertension, du cholestérol, des troubles de l’ostéoporose, etc. pour pouvoir augmenter la prescription des médicaments qui corrigent ces seuils. En d’autres termes, dès que l’on baisse les taux, on augmente le marché.

Tout cela donne l’impression que c’est l’industrie pharma qui régit les règles et les bonnes pratiques médicales et non l’OMS ou les médecins… Par exemple, le seuil de l’hypertension a été abaissé de 16.9 à une définition de 14.9 et tous les spécialistes disaient qu’à ce taux-là, il y avait effectivement des effets secondaires. Alors, qui sont les responsables ? Pour comprendre, il faut savoir que la recherche médicale mondiale est financée à 90% par l’industrie pharma. C’est normal la recherche manque de financements et seules les pharmas peuvent y palier. Cette recherche va donc forcément s’orienter « de façon privilégiée » vers les secteurs qui intéressent l’industrie. Les médecins ne sont pas nécessairement vendus ou achetés mais mécaniquement l’argent l’industrie dirige la recherche vers des points très précis et on arrive toujours aux mêmes résultats : étendre le marché, augmenter le nombre de patients, etc.

Les auteurs de Big Pharma rappellent que les médicaments sauvent des millions de vie, et font parfois des miracles. Mais leurs effets indésirables qualifiés de « secondaires » entraîneraient le décès de 197 000 personnes en Europe par an, et 100 000 aux Etats-Unis. Les overdoses d’antidouleurs tuent plus que l’héroïne et la cocaïne réunies. L’abus de médicaments a pollué jusqu’à l’eau du robinet, devenue un cocktail de Prozac, d’antibiotiques, d’anticancéreux et de perturbateurs endocriniens.

Si quelques scandales sanitaires éclatent comme celle du Médiator en France, des anti-dépresseurs et anti-diabétiques aux USA, ou des pilules de 3e et 4e générations en Europe, d’autres sont tus ou couverts. Nous savons finalement assez peu de choses sur la machine de guerre qu’est l’industrie pharmaceutique. Pour info, c’est la 3ème industrie mondiale, derrière le secteur bancaire et pétrolier. Son chiffre d’affaires est d’environ 976 milliards, soit 2 fois la dette souveraine grecque !

Encore une fois, le dévouement et la probité de la plupart des professionnels de la santé sont indubitables, mais la corruption s’est installée au coeur du système. La logique du profit a dévoyé la science. Et tant que l’industrie pharma sera derrière la recherche, la recherche sera corrompue…

Gymcâline pour les 0-3 ans et leurs parents

Bonhomme       Aujourd’hui, je laisse la place à une jolie initiative dont le but est de donner l’occasion aux duos parent-enfant de partager un moment privilégié dans la semaine pour fortifier le lien tout en pratiquant une activité ludique commune dans un groupe.

Gymcâline propose des ateliers d’éveil corporel et relationnel à la Maison de Quartier de Chailly !

Les ateliers

Tous les matins de la semaine et le vendredi après-midi, Gymcâline propose aux parents et à leur enfant de 0 à 3 ans un moment de jeu et de convivialité.

Nous utilisons du matériel tel que ballons, tabourets, bancs, tambourins,tunnels, cerceaux, foulards, couvertures… mais aussi notre corps. Ceci nous permet de voyager, faire du cirque, mimer le vent dans les arbres, les animaux, faire du vélo…. Nous chantons, dansons, faisons des rondes!

On bouge…

Ces ateliers donnent l’occasion de vivre des instants privilégiés en duo, de fortifier sa confiance en soi et en ses compétences. Partenaires, les parents participent à toutes les activités, notamment en stimulant, soutenant par l’exemple, rassurant et veillant à la sécurité de leur enfant.

Les activités proposées dépendent du stade de développement des enfants et du rythme de chacun. Les enfants sont répartis en groupes d’âge et de mobilité correspondants et les parents ont le choix entreplusieurs cours en fonction de leurs disponibilités.

L’équipe

Notre petite équipe se compose de 2 professionnelles de la santé et de la relation. Bien que fonctionnant indépendamment l’ une de Baby sur balonl’autre, chacune animant plusieurs groupes, nous avons un but et une philosophie commune : offrir aux parents et aux enfants une parenthèse dans la semaine, un lieu où la découverte, l’exploration, la pratique et le plaisir de partager sont valorisés et où les sentiments comme la frustration, la peur… sont compris comme faisant partie de la vie, donnant ainsi l’occasion de surmonter la difficulté et d’exercer la persévérance dans un esprit de non-jugement et d’ouverture.

Comme le dit une maman:  » à Gymcâline; il y a des moments calmes et des moments de joyeux brouhaha mais toujours organisés. Arnaud apprend à attendre son tour, à écouter les consignes, à exécuter l’exercice au moment voulu et c’est un moment que je partage avec lui avec bonheur « .

Envie de nous rejoindre ?

Nous serions ravies de vous accueillir. Tout duo est le bienvenu. C’est le critère de la mobilité de l’enfant qui prime sur l’âge pour trouver l’atelier adéquat. L’inscription se fait par internet, mail ou téléphone. Une session compte 10 ateliers. 3 sessions se déroulent dans l’année: janvier-mars, avril-juin et septembre-décembre. Il est possible de rejoindre un groupe jusqu’au 4 ème atelier.

Il est possible de se pré-inscrire sans engagement pour la session suivante.

Pour tous renseignements

logo gymcâline petit pour ordi 2013

Danielle Schlaepfer

Téléphone 021 311 76 46 ou 079 507 24 37

E-mail: info@gymcaline.ch / site: www.gymcaline.ch