1er épisode dépressif

DépressionDéceler la dépression d’un jeune adulte

Généralement, le 1er épisode dépressif se produit entre 16 et 22 ans. Cependant, la dépression peut survenir à tous les âges de la vie, dans tous les milieux sociaux et à tout niveau d’éducation.

Les jeunes sont fréquemment touchés par la dépression mais statistiquement surtout les jeunes femmes. On ne sait pas vraiment pourquoi mais on attribue cela à des facteurs hormonaux ou à une vulnérabilité face au stress plus importante ou encore simplement à une capacité plus grande à reconnaître qu’elles ne vont pas bien et à demander de l’aide. Mieux repérées et mieux diagnostiquées, elles peuvent être mieux soignées.

Signes à repérer

La dépression est difficile à diagnostiquer chez les jeunes car les signes comme irritabilité, sautes d’humeur, colère peuvent être pris pour un simple trouble du caractère ou une crise d’adolescence retardée. C’est d’autant plus difficile que l’évolution psychologique du jeune adulte possède des symptômes proches de la dépression (ennui, morosité, manque de confiance en soi, etc.).

Ce qui doit inquiéter l’entourage, c’est quand cet état est durable et en toute circonstance. Si la personne se met en retrait, s’il y a douleur ou si cela a une implication sur la scolarité, il faut s’inquiéter et rechercher d’autres signes, comme tristesse, idées suicidaires, etc. Tout  cela doit alerter.

Le manque d’investissement dans ses études, des difficultés d’attention, de concentration font que les résultats scolaires chutes assez rapidement et la personne peut être stigmatisée. Tout cela peut passer pour un manque de volonté ou un manque de désir de réussir mais il n’en est rien. C’est la dépression qui entraîne ce ralentissement et non la personne qui n’est pas intéressée par ce qu’elle fait.

Quand le sujet est un peu plus âgé, il va être moins performant que ce que l’employeur aurait souhaité et les conséquences sont importantes.

Automédication

Quand le sujet va mal, il essaie d’aller mieux : consommation d’alcool, de cannabis, prise de substances à  risque et prise de risques tout court. Là, on peut entrer dans un cercle vicieux puisque cela donne l’impression que ça apaise et que ça aide à dormir mais en fait ça dérègle beaucoup l’organisme et ça peut d’une part entretenir la dépression et, d’autre part, limiter les effets des traitements mis en place.

Récidive

On a récemment découvert que la dépression était une maladie récidivante. Sur une vie entière, il y a un risque de récidive de l’ordre de 50 à 60 %.

Par contre, ce risque diminue beaucoup si on traite bien le premier épisode dépressif. Il ne faut pas être trop attentiste et agir en conséquence.

L’évolution naturelle de la dépression est d’environ 6 mois. Six longs mois pour la personne qui souffre.

Prise en charge

Il est difficile de bien repérer et de bien attribuer les symptômes avec la dépression. Une fois que le diagnostique est posé, c’est la première étape, on commence par mettre en place des règles de vie (sommeil, alimentation, sport, etc.).

La reprise du sport se fait seulement si la fatigue causée par la dépression le permet. Quant aux médicaments, anti dépresseurs, ils sont indiqués du moment que la dépression est caractérisée et qu’elle gène le sujet. Sinon, il y a la psychothérapie ou d’autres méthodes thérapeutiques pour tenter de dompter la maladie.

Déni

Chez les jeunes, il n’y a pas de déni du fait que l’on va mal. Ce mal n’est d’ailleurs pas automatiquement associé à la dépression. C’est plutôt l’entourage qui refuse de voir ou qui donne des conseils délétères dévalorisant encore plus le jeune.

Le déni ne vient donc pas de la personne, qui est capable de demander de l’aide, mais de l’entourage qui ne voit pas que la personne est dépressive et qui l’attribue à une crise conjoncturelle ou existencielle.

Remerciements au Docteur Floran Ferreri.

L’association Les Ateliers du Coeur propose des groupes de parole pour les parents et des ateliers  expérientiels pour les enfants et ados ainsi que des ateliers psycho-sportifs ou socio-esthétiques.

Logo ADC

LES ATELIERS DU COEUR

Association de bénévoles reconnue d’utilité publique

Aide et soutien aux enfants hospitalisés ou malades et leur famille

Chemin de Ballègue 43 b – 1066 Epalinges – 079 291 25 70

Site Internet : www.lesateliersducoeur.ch

Blog WordPress : https://lesateliersducoeur.wordpress.com/

Page Linked In

Venez nous rendre visite sur FACEBOOK 

 

 

 

Publicités