Communiqué de presse

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Un projet numérique innovant au service de la santé

 

 

Lancement le 22 juin 2017 devant des professionnels de la santé à l’Hôpital d’Yverdon de l’Appli du Cœur, un jeu numérique interactif opératoire pour le mieux-être de l’enfant à l’hôpital pensé par Les Ateliers du Cœur

 

Une légère effervescence règne au sein des Ateliers du Cœur… Après deux ans passés à étudier la réalité des enfants hospitalisés, à trouver les contacts et surtout à regrouper les fonds nécessaires à son développement, l’Appli du Cœur voit enfin le jour et complète l’offre de services offerts aux bénéficiaires cette association palinzarde créée en 2013.

 

Ce projet, basé sur une idée du bloc opératoire pédiatrique du CHU de Rennes, a été repris par Sabrina Penel – la fondatrice et présidente des Ateliers du Cœur – pour permettre aux enfants devant se faire opérer de diminuer leur anxiété, de rendre la séparation avec leurs parents plus facile, en bref de dédramatiser leur hospitalisation tout en détournant leur attention et en améliorant leur confort à si l’enfant est moins angoissé, il a moins mal !

 

Echelle douleurDéveloppée par l’agence L’Avenue Digital Media à Prilly, l’Appli du Cœur est une application interactive sur tablette dont l’enfant est le héros. Elle retrace son parcours à l’hôpital (avatars, chemin de sa chambre au bloc opératoire, jeux, etc.) pour le désangoisser et est un outil de soin à part entière puisqu’elle permettrait de réduire de 70% la prise de médicaments. L’intérêt est de diminuer voire de supprimer la prémédication et de surtout diminuer la posologie d’antidouleurs après l’opération. Cela produit moins de problèmes post-opératoires et permet un retour à la maison plus rapide.

 

L’Appli du Cœur aide non seulement à améliorer la condition humaine mais met aussi en lumière l’impact social du numérique. Elle met le numérique au service de la santé et ce point a particulièrement plu à la société ACER qui a tout de suite souhaité s’intégrer au projet en mettant à disposition des tablettes.

 

Scène 1Il ne restait plus que l’écrin pour accueillir le joyau : les eHnv (Hôpital dYverdon). En pleine mise en place de leur projet « Hypnose », ils ont été les premiers à manifester leur intérêt pour l’Appli du Cœur qui se révèle être un parfait complément. D’ailleurs la phase pilote a déjà montré les effets bénéfiques de cet outil sur le mieux-être des enfants. Le lancement a permis en outre de séduire et convaincre l’ensemble du personnel hospitalier d’Yverdon.

 

Cette application est prête à aider les enfants de tout autre établissement hospitalier qui serait intéressé et peut être testée sur demande. N’hésitez donc pas à contacter les Ateliers du Cœur.

 

Ce projet n’aurait pas été possible sans le précieux soutien de : Fondation de soutien en faveur des établissements Hospitaliers d’Yverdon-les-Bains et de Chamblon, Loterie Romande, Fondation Pierre Mercier, Kiwanis Club Les Moraines, Société Suisse d’Utilité Publique, Fondation Gandur pour la Jeunesse.

 

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APPLI DU COEUR

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Quantifier la douleur

Aux Etats-Unis, on propose une IRM fonctionnelle pour visualiser la douleur à des patients qui souhaitent faire valoir la réalité de leur douleur à la suite d’un accident et détenir ainsi une indemnisation.

Des chercheurs internationaux travaillent sur cette thématique depuis de nombreuses années et il semblerait que cela commence à porter ses fruits. Alors, aujourd’hui, comment mesure-t-on la douleur et est-ce que l’on peut vraiment la voir sur des images médicales ? Une équipe de chercheurs lyonnais nous apporte la réponse.

Pour les enfants, les médecins utilisent une petite réglette graduée de 0 à 10 pour quantifier leur douleur . Dire que l’on a mal, où et de quelle manière n’est pas toujours évident, surtout quand on ne sait pas mettre des mots sur sa douleur. Mieux comprendre les mécanismes de la douleur, c’est ce à quoi s’affaire de nombreux chercheurs grâce à l’imagerie fonctionnelle du cerveau de personnes à qui l’on applique des stimulations douloureuses, par exemple.

Le docteur Luis Garcia-Larrea, neurophysiologiste, explique qu’il y a des régions dans le cerveau qui s’activent quand on est en train de percevoir la douleur. Les chercheurs utilisent l’IRM, certes, mais aussi des cobayes pour subir un enregistrement électro-physiologique. En d’autres termes, les chercheurs vont étudier les réactions à la douleur du cobaye grâce à toute une série de capteurs. 128 électrodes sont placées sur son crâne pour enregistrer son activité cérébrale. Des électrodes vont également être placées sur les mains pour enregistrer la sudation de la peau durant l’expérience et voir l’effet que la douleur a dessus. Il y a aussi une paire de lunettes qui enregistre la taille de la pupille durant toute l’expérience, ce qui va permettre de voir quel effet a la douleur sur la taille des pupilles.

Respiration, rythme cardiaque, transpiration, pression artérielle, autant de marqueurs qui interviennent dans l’expression de la douleur.

Développement de l’étude

Dans la première partie de l’étude, le cobaye met sa main dans une eau à 10 degrés et doit évaluer en continu grâce à une réglette l’intensité de la douleur qu’il ressent. Plus le temps passe, plus la douleur du cobaye s’intensifie.

Dans la deuxième partie de l’étude, l cobaye met encore une fois sa main dans l’eau mais il sera équipé d’un casque de réalité virtuelle. L’idée étant de pouvoir comprendre comment la perception douloureuse est altérée quand on est distrait. Grâce à ce casque de réalité virtuelle, le cobaye survole les Alpes dans une montgolfière. Du coup, la réglette de la douleur ne prend plus l’ascenseur. On se concentre moins sur son ressenti et la douleur est finalement plus supportable.

L’intérêt de ce projet de recherche est effectivement de noter les marqueurs de la perception douloureuse. Pas tant pour les appliquer chez des patients qui souffrent de douleurs dues à des lombalgies ou qui sont capables de communiquer mais plus pour des personnes qui ne peuvent pas communiquer ou mal. Par exemple, les enfants qui verbalisent mal ou pas encore la douleur, les personnes âgées qui souffrent parfois de démences, les gens dans le coma ou dans un état végétatif ou encore en chirurgie.

Compréhension de la douleur

Les enregistrements de l’expérience vont être ensuite analysés puis comparés à ceux d’autres volontaires qui auront subi le même sort que le cobaye mentionné plus haut. Les  résultats de toutes ces recherches permettent d’ouvrir de nouvelles portes et comprendre qu’il n’y a pas un centre de la douleur mais qu’elle est « distribuée ». En effet, les chercheurs commencent à comprendre que cette distribution comporte un certain ordre et que certaines régions s’occupent de certains aspects de la douleur. Ils savent donc maintenant qu’en stimulant certaines régions du cerveau, on peut atténuer certaines composantes de la douleur.

Les premiers travaux sur la visualisation de la douleur remontent aux années 90 mais, même si les outils ont permis à la recherche d’avancer, chaque personne reste unique et son ressenti à la douleur l’est également.

L’Appli du Coeur

Cette étude a conforté l’association de bénévoles Les Ateliers du Coeur dans son idée de projet pour améliorer le ressenti de l’enfant hospitalisé. Son projet d’accompagnement préopératoire pédiatrique vise à atténuer la douleur de l’enfant en détournant son attention. Ceci grâce à une application numérique interactive pour accompagner l’enfant de son entrée jusqu’à sa sortie de l’hôpital afin de dédramatiser son hospitalisation et de faciliter les suivantes.

AGIR POUR LE MIEUX-ÊTRE DE L’ENFANT À L’HÔPITAL :

Une intervention à l’hôpital peut être très stressante pour un enfant, tout comme la séparation avec ses parents. Chaque geste, normal à nos yeux, peut paraître invasif pour l’enfant. L’idée est donc de les aider à mieux appréhender leur opération en détournant leur attention et en améliorant leur confort.

L’application numérique interactive accompagne l’enfant dès sa prise en charge préopératoire jusqu’à sa sortie de l’hôpital. Le but de celle-ci est de faire diminuer le stress de l’enfant en lui offrant un support familier et ludique pouvant lui transmettre des informations et lui permettre de s’évader à travers un jeu interactif dont il est le héros tout en gardant un contact avec ses parents et le personnel soignant.

  • Faciliter la séparation avec ses parents
  • Déstresser l’enfant : s’il est moins stressé, il a moins mal
  • Diminuer la posologie de médicaments avant et après l’opération
  • Permettre un retour à la maison plus rapide

Il y aura un scénario interactif et personnalisé accompagnant l’enfant durant la prise en charge préopératoire. Il y aura aussi un ensemble de mini-jeux personnalisés en fonction de l’âge et des intérêts de l’enfant. Une réflexion autour de la mesure de la douleur est aussi envisagée.

logo_adm_pageCette application sera développée par l’agence Avenue Digital Media à Prilly (http://www.admstudio.ch/) et mise à disposition du Service de Pédiatrie de  eHnv – Établissements Hospitaliers du Nord Vaudois (l’Hôpital d’Yverdon) puis d’autres hôpitaux et cliniques s’ils le souhaitent.

Ce jeu, dont l’enfant est le héros, est véritablement un outil de soin à part entière puisqu’il permet de réduire de 70% la prise de médicaments. L’intérêt est de supprimer la prémédication et de surtout diminuer la posologie d’antidouleurs après l’opération. Cela produit moins de problèmes post-opératoires (pipi au lit, troubles du comportement, etc.) et permet un retour à la maison plus rapide.

Pour plus d’informations sur ce projet ou pour le financer, n’hésitez pas à contacter l’association :

LES ATELIERS DU COEUR

Association de bénévoles reconnue d’utilité publique

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Aide et soutien aux enfants hospitalisés ou malades et leur famille

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www.lesateliersducoeur.ch – info@lesateliersducoeur.ch

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Un immense merci à tous ceux qui ont cru en ce magnifique projet et qui nous ont aidé à le financer. Il y aura une phase B, donc la recherche de fonds continue…

Campagne de financement participatif

Ce projet est soutenu par le Kiwanis Club Les Moraines, la Fondation Pierre Mercier et la SSUP ainsi qu’activement financé par :

Logo LORO web

Logo-eHnv-RVB

 

Handi-Capable sans barrières

Les Ateliers du Coeur vous proposent de faire connaissance aujourd’hui avec une magnifique association découverte par Emilie lors de la Color Run 2015 à Lausanne 🙂

Logo HC

Nous dépassons les barrières pour enrichir les vies des enfants en situation de handicap

      Handi-Capable est une association qui a pour mission d’enrichir la vie des enfants en situation de handicap.

Elle y parvient par deux moyens :

  • En organisant des ateliers éducatifs pour former les parents et proches aidants familiaux, afin de mieux travailler en partenariat avec les professionnels,
  • En communiquant au public les forces et capacités des personnes en situation de handicap.

      Guillaume et Maggie GoudyLes fondateurs, Guillaume et Maggie Goudy, sont aussi les fiers parents d’Emma. Emma est née en août 2009 à Lausanne avec un IMC (infirmité motrice cerebral). Malgré le fait qu’il n’y a pas eu de problèmes pendant la grossesse ou l’accouchement de Maggie, aux 4 mois d’Emma, Guillaume et Maggie ont commencé à remarquer de petites différences entre Emma et les autres enfants de son âge.  A 6 mois, le diagnostic est tombé : IMC… et leur nouvelle vie a commencé !

      Comme vous pouvez le voir, c’est une enfant adorable, pleine de vie,  avec une immense force intérieure et dotée d’une remarquable intelligence. Malheureusement, son corps ne fait toujours pas ce qu’elle veut !

Photo Emma

      Emma est une véritable princesse et les gens qui la rencontrent sont enchantés par son sourire, l’éclat dans ses yeux et son envie de progresser.

      C’est parce que le monde de Guillaume et Maggie tourne autour d’Emma et de ses besoins spécifiques qu’il ont créé le site internet : http://handi-capable.org/.

      Ils ont la chance de pouvoir essayer des thérapies et des activités avec Emma qui ne sont pas facilement accessibles à toutes les familles. Leur désir est de partager ces  thérapies avec d’autres familles.

Shake it off

Shake it off

Le mouvement qui secoue les préjugés

En honneur à la journée mondiale de la paralysie cérébrale (7 octobre), l’association Handi-Capable a lancé en partenariat avec Cerebral Association une campagne #shakeitoff4cp  (http://www.shakeitoff4cp.com/) dans le but de secouer les préjugés et créer une sensibilisation autour du handicap moteur et de ses répercussions.

www.youtube.com/watch?v=spKpPrMe12Y

Vous pouvez en faire partie et relever le défi en créant votre propre vidéo et en la postant sur les réseaux sociaux en utilisant #ShakeItOff4CP

Pour vos dons :

UBS SA, Place Saint-François 16, 1003 Lausanne

Compte 243-159930.40b, IBAN CH60 0024 3243 1599 3040 B

HANDI-CAPABLE

Maggie Goudy

handicapable.org@gmail.com

+41  76 414 88 98

Retrouvez Handi-Capable sur Facebook Papillon

Appli du Coeur – Campagne de crowdfunding

AGIR POUR LE MIEUX-ÊTRE DE L’ENFANT À L’HÔPITAL

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Ce projet aide non seulement à améliorer la condition humaine mais met aussi en lumière l’impact social du numérique. Il met le numérique au service de la santé.

Ce projet nous tient particulièrement à cœur car il répond à un réel besoin et propose non seulement une solution pour les enfants, celle de s’évader à travers un jeu numérique interactif sur tablette, mais également pour les parents, celle d’être rassurés et de mieux vivre la séparation avec leur enfant… Si les parents sont rassurés, les enfants sont moins angoissés, ils ont moins mal, ils ont besoin de moins de médicaments et rentrent plus vite à la maison.

Nous espérons que vous souhaiterez aussi soutenir cette action par l’intermédiaire de notre action de crowdfunding ci-dessous ou via un don sur notre compte bancaire Raiffeisen CH53 8043 4000 0086 2417 5. Grâce à votre générosité, la fratrie sera également prise en charge pour soulager les parents. Merci de tout cœur de nous aider et de parler du projet autour de vous !

https://www.givengain.com/cause/5502/campaigns/17096/

Un outil de soin à part entière

Une intervention à l’hôpital peut être très stressante pour un enfant, tout comme la séparation avec ses parents. Chaque geste, normal à nos yeux, peut paraître invasif pour l’enfant. L’idée est donc de les aider à mieux appréhender leur opération en détournant leur attention et en améliorant leur confort.

L’application numérique interactive accompagne l’enfant dès sa prise en charge préopératoire jusqu’à sa sortie de l’hôpital. Le but de celle-ci est de faire diminuer le stress de l’enfant en lui offrant un support familier et ludique pouvant lui transmettre des informations et lui permettre de s’évader à travers un jeu interactif dont il est le héros tout en gardant un contact avec ses parents et le personnel soignant.

  • Faciliter la séparation avec ses parents
  • Déstresser l’enfant : s’il est moins stressé, il a moins mal
  • Diminuer la posologie de médicaments avant et après l’opération
  • Permettre un retour à la maison plus rapide

Il y aura un scénario interactif et personnalisé accompagnant l’enfant durant la prise en charge préopératoire. Il y aura aussi un ensemble de mini-jeux personnalisés en fonction de l’âge et des intérêts de l’enfant.

Une réflexion autour de la mesure de la douleur est aussi envisagée.

Cette application sera mise à disposition des services de pédiatrie des hôpitaux et cliniques.

Objectif :

Développer une application interactive sur tablette dont l’enfant est le héros et qui retrace son parcours à l’hôpital (avatars de l’équipe médicale, prise de tension, chemin de sa chambre au bloc opératoire, etc.)

Valeur ajoutée :

C’est un outil de soin à part entière puisqu’il permet de réduire de 70% la prise de médicaments. L’intérêt est de supprimer la prémédication et de surtout diminuer la posologie d’antidouleurs après l’opération. Cela produit moins de problèmes post-opératoires (pipi au lit, troubles du comportement, etc.) et permet un retour à la maison plus rapide.

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Troubles Obsessionnels Compulsifs

L’enfer des TOC

toc

Lorsque les gestes du quotidien deviennent plus forts que la volonté, il est alors question de troubles obsessionnels compulsifs

Se laver les mains de façon répétée, vérifier sans arrêt que la porte soit bien fermée ou que la lumière soit bien éteinte, ou encore remettre des objets systématiquement à leur place, les classer par couleur et les aligner méticuleusement, compter…

Ordre / propreté / symétrie, les personnes qui souffrent de TOC peuvent aussi être envahies par des doutes ou des peurs irrationnels, comme la peur de commettre un meurtre ou de nuire à leur entourage.

Cette maladie, qui peut être très handicapante au jour le jour, touche plus de 100’000 personnes en Suisse. Il s’agit de la 4ème pathologie psychiatrique la plus fréquente après les phobies, la dépression et les addictions. Environ 20% des personnes affectées ont connu de tels troubles dès l’enfance. Dans la plupart des cas, les troubles font toutefois leur apparition au début de l’âge adulte.

TOC ou Manie ?

Dans le cas d’un TOC, la compulsion domine le comportement de l’individu contre son propre gré. Le TOC est l’incapacité à faire autrement, l’obsession est plus forte que la volonté.

Pour certains enfants, le TOC est un besoin de savoir, de se souvenir. C’est un acte mental volontaire pour apporter une réponse à une question avec une vérité absolue. Avec le temps, les gestes compulsifs se transforment parfois en rituels compulsifs. Ces gestes sont exécutés répétitivement de façon précise et minutieuse, selon des règles établies. Lorsque ces gestes ne peuvent être exécutés, voire complétés, cela peut donner lieu à une grande insécurité, et le rituel doit être répété du début à la fin. Quand le TOC est important et trop handicapant (chronophage, désociabilisant, etc.), il y a hospitalisation.

Causes

Il est difficile de connaître la cause de ces TOC mais nombre d’entre eux mettent en cause un ensemble de facteurs qui seraient responsables de l’apparition de cette maladie : facteurs génétiques, prédispositions, facteurs déclenchants (événement particulièrement difficile, perte, décès, devenir parent, stress accru, échec, etc.).

Prise en charge

Le TOC oblige de faire des compulsions pour se sentir mieux et chasser le mal-être. Cependant, les compulsions aggravent les TOC. Il faut donc tenter de les éliminer. Les techniques de thérapie comportementale cognitive (soit l’exposition avec prévention de réponse) sont un très bon moyen pour y parvenir. L’idée est d’exposer le patient avec son accord à ce qu’il redoute et à le pousser à ne pas émettre la compulsion que la situation génère. La prise en charge peut être collective, sous forme d’atelier.

L’association « Les Ateliers du Coeur » organise d’ailleurs régulièrement des ateliers expérientiels pour enfants et ados afin de prendre de la distance avec leur trouble ou leurs peurs, tenter de s’en séparer et d’avancer. Coordonnées en fin d’article.

Il y a aussi la méthode des « 10 commandements du TOC » où, pour chaque commandement, il faut arriver à s’en défaire. Par des jeux de rôles, par exemple.

  1. des compulsions toujours tu auras
  2. aux obsessions toujours tu croiras
  3. aux rituels toujours tu te plieras
  4. le doute toujours t’accompagnera
  5. ta culpabilité souvent te guidera
  6. ton TOC et toi ne feront qu’un
  7. ton TOC est ton seul maître auquel tu dois te soumettre
  8. pour le TOC, travail / amis / famille, tu perdras
  9. tes émotions et sensations, toujours tu écouteras
  10. ton TOC tu aimeras et pourtant il te détruira

Il faut réussir à se défaire des commandements de ses TOC. Pour y parvenir, certaines personnes doivent se faire hospitaliser. Les personnes atteintes de TOC se sentent comprises entre elles, moins seules, moins folles… et c’est déjà un premier soulagement. L’hospitalisation peut durer, le temps pour chaque personne de se rassurer, d’affronter ses peurs et d’affaiblir, voire de diminuer ou d’éliminer, ses rituels et ses TOC.

Angoisse, rituel, vérification, comptage, face à toutes ses peurs, la personne peut accumuler les TOC et être amenée à perdre son identité. C’est pour cela, qu’il faut un désengagement progressif qui ne peut être résolu qu’avec une thérapie (TCC, hypnose, etc.). D’où l’importance d’une prise en charge précoce.

Toc ou pas tocLivre intéressant en la matière :

TOC ou PAS TOC ? Reconnaître un trouble obsessionnel du comportement et le guérir

Dr. Franck Lamagnère, Editions Odile Jacob

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Zoothérapie

ZoothérapieQuand le contact avec les animaux soulage les malades

Des animaux pour apaiser les enfants

Suite aux diverses activités réalisées cet été avec les enfants en plein air et / ou avec des animaux, j’ai vraiment pu constater à quel point celles-ci avaient un effet positif sur eux. J’ai réalisé que, à l’issue de ces sorties, ils étaient plus zen, ils abordaient leur maladie avec plus de sérénité, et bénéficiaient d’une nouvelle énergie.

La zoothérapie est une pratique bien connue dans le cadre du trouble du développement ou du comportement mais aussi lors de certaines maladies dégénératives. A Dijon, une association propose des séances de zoothérapie aux enfants malades atteints d’un cancer. C’est le seul programme de ce genre en France.

Un chien dans un hôpital, c’est plutôt rare. En particulier dans un service d’oncologie pédiatrique. Mais au CHU de Dijon, des séances de zoothérapie sont organisées plusieurs fois par semaine. Cela permet aux enfants de casser la routine, de s’occuper d’animaux tout en jouant et en riant avec d’autres enfants, bref de rompre leur isolement.

La maladie, les traitements souvent très agressifs, ou encore l’hospitalisation de longue durée peuvent générer des angoisses et des effets secondaires d’ordre psychologique chez les enfants. Les animaux permettent des échanges affectifs ainsi que des moments très bénéfiques de détente et de relaxation pour les enfants.

Image chatonLa Doctoresse Claire Briandet (Onco-Hémato Pédiatre) explique que l’on voit vraiment une diminution de l’angoisse de l’enfant, en particulier dans l’appréhension des soins difficiles voire douloureux par moments. Cette thérapie permet à l’enfant tout comme au personnel soignant d’évoluer dans une meilleure ambiance et de diminuer les angoisses. La Doctoresse Briandet espère sur le long terme diminuer les séquelles liées aux angoisses psycho-affectives.

Le fait que les séances soient régulières donnent aux enfants des objectifs. En effet, ils attendent avec impatience leurs RDV avec leurs petits compagnons et ces séances rythment leur quotidien. Du coup, le temps passe beaucoup plus vite.

Les séances de zoothérapie permettent aux enfants de s’évader du quotidien médical, aux parents de se changer les idées, et au personnel soignant de réaliser des soins dans une ambiance apaisée.

Les enfants hospitalisés dans le service d’oncologie pédiatrique ont un système immunitaire dégradé, ils sont donc sensibles aux maladies. Avant chaque séance de zoothérapie, ce sont les médecins qui décident qui peut entrer en contact avec les animaux. Les enfants avec un système immunitaire au plus bas et de la fièvre ne pourront malheureusement pas faire partie des chanceux.

Avant de créer un programme, Christine Levant – psychomotricienne et zoothérapeute au sein de l’AZCO (http://www.azco.eu/) – a dû mettre en place un suivi vétérinaire très strict pour ses animaux. Un protocole sanitaire a été élaboré en collaboration avec le service d’hygiène de l’hôpital et l’école vétérinaire de Nantes. Les animaux sont suivis pour vérifier qu’ils ne sont pas porteurs de maladies qu’ils pourraient transmettre aux êtres humains. Côté comportement, les animaux sont aussi étroitement surveillés. Ils sont chouchoutés car de leur bien-être dépendra aussi bien celui des petits patients.

En Suisse, il n’y a pas de zoothérapie à l’hôpital mais des personnes aguerries en la matière qui sillonnent les routes pour aller dans les EMS ou aller faire des visite à domicile avec des animaux.

L’Atelier Cheval

logop PirouetteDans un autre registre, il y a l’Association Pirouette qui propose un atelier où le support pédagogique est le cheval : l’Atelier Cheval. Il a été créé par deux jeunes femmes passionnées et dynamiques, excellentes cavalières de surcroît. L’une est enseignante spécialisée (Manuela Lenoir), l’autre est psychologue clinicienne (Elena Pezzoli Piot).

www.ateliercheval.ch – Route de St-Cierges 10, 1410 Thierrens, info@ateliercheval.ch, 077 / 453 36 51

L’idée est d’aider l’enfant / l’ado à se (re)construire grâce à son travail avec le cheval qui va l’aider à développer son autonomie, à prendre conscience de son moi, et à découvrir les limites à respecter.

Association Pirouette psyLe cheval est un être sensible et réactif qui perçoit et restitue tel un miroir, au niveau émotionnel. Approcher un cheval demande donc un travail de la personne sur elle-même. C’est un animal puissant et sensible : il demande une gestion des émotions et des comportements afin d’en obtenir une réaction autre qu’instinctive. L’ancrage dans la réalité que propose le cheval permet de réunifier les affects, les sensations et le psychisme.

Que l’enfant soit attiré ou non par le cheval, il ne peut y rester indifférent : odeurs, textures, bruits, souffles, chaleur. Face au cheval, tous les sens de l’enfant sont en éveil et lui permettent alors de mieux comprendre, intégrer et gérer l’environnement qui l’entoure. L’animal le touche et l’envie de progresser devient très présente.

Le cheval est un support pédagogique attrayant et motivant, ce qui favorise d’une part le sens des responsabilités, et d’autre part l’investissement personnel de l’enfant. Face à l’animal, les contraintes et les exigences font alors sens, elles sont vécues de manière concrète et permettent de faire des liens avec le vécu scolaire de l’élève. Réussir à faire faire ce qu’on avait prévu à un cheval en liberté se révèle très gratifiant et valorisant. Ainsi, le cheval va servir de médiateur pour renvoyer à l’enfant une image positive de lui-même. Grâce au travail effectué au fil des séances avec l’animal, l’enfant va petit à petit prendre confiance en lui, moteur de base pour entrer dans de nouveaux apprentissages.

Association Pirouette psy 1En devenant le lien, le cheval est celui par lequel l’apprentissage se fait, naturel, facile. Il devient un tremplin pour apprendre autrement et mobiliser des nouveaux savoirs être/faire. Seul face à l’animal, l’enfant, en réussite, va petit à petit se responsabiliser et gagner ainsi en autonomie. Il ne va plus faire l’activité pour faire plaisir à l’adulte, mais pour créer une relation authentique avec le cheval.

En ce qui concerne spécifiquement les apprentissages, il est moins menaçant pour l’enfant d’apprendre face à un être, qui par nature est non-jugeant et ne réagit pas « négativement » à l’erreur. Réaliser un apprentissage au travers d’un animal permet ainsi de diminuer l’anxiété, et peut permettre de dépasser certains blocages.

En conclusion, l’observation de l’interaction enfant/animal donne de nombreuses et précieuses informations tant sur les émotions, le côté affectif et relationnel de l’enfant que sur ses compétences à apprendre. En travaillant avec le cheval, l’enfant va dévoiler : sa manière de faire des liens concrètement, sa compréhension du monde et des relations, sa manière de s’organiser tant sur le plan spatial que temporel, son ancrage dans « l’ici et le maintenant », sa capacité de concentration, d’écoute, de déduction, de verbalisation, sa flexibilité (capacité à se remettre en question, à modifier ses stratégies), son attitude globale face à la tâche (nouveaux apprentissages, persévérance, recherche et mise en place de solutions face à un problème), sa capacité à gérer des émotions.

Cheval 3La « zone proximale de développement » exprime la différence entre ce que l’enfant peut effectuer ou apprendre seul (son niveau de développement actuel), et ce qu’il peut, potentiellement, apprendre avec l’aide d’une personne plus experte (aide d’un adulte ou collaboration avec des pairs initiés).

En effet, selon Vygotski, pour faciliter l’apprentissage, il est nécessaire d’inciter le travail en équipe, dans lequel chaque participant explicite sa démarche et permet ainsi à l’apprenant de construire de nouvelles connaissances.

« Ce que l’enfant est en mesure de faire aujourd’hui en collaboration, il saura le faire tout seul demain ».

LES ATELIERS DU COEUR auront la chance de pouvoir bénéficier de deux ateliers durant les vacances scolaires d’automne :  mardi 20.10 et jeudi 22.10.

Inscriptions : 079 291 25 70 ou info@lesateliersducoeur.ch

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Phobie scolaire

Ours bandéRentrée scolaire douloureuse ?

On oublie parfois que, pour certains enfants, la rentrée scolaire peut être un véritable cauchemar. J’avais déjà fait un article sur la phobie scolaire l’année dernière mais j’ai été tellement touchée par le témoignage de nos bénéficiaires et de leurs parents qu’il fallait que j’en fasse un second pour toutes les autres familles concernées.

En Suisse Romande, ce syndrome semble marginal mais chez nos voisins français il peut atteindre jusqu’à 5 % des enfants scolarisés. Les causes de cette pathologie sont multiples et propres à chaque enfant ainsi qu’à chaque histoire familiale. La pression, la peur de l’échec, la peur du jugement des autres, un deuil, un harcèlement à l’école, une ambiance difficile, un raquet, un rapport difficile avec l’enseignant, peuvent être à l’origine de cette angoisse qui, si elle n’est pas prise en charge, peut conduire à une dépression ou à une désocialisation.

Comment réagir face à un enfant qui ne veut plus se rendre à l’école ? Tout d’abord, et ce n’est pas la chose la plus facile à faire, il faut tenter de relativiser et de déculpabiliser, ensuite il faut tenter de trouver la source du problème et opter pour une stratégie de soins afin que l’enfant puisse se reconstruire, mieux s’adapter et retrouver le chemin de l’école.

Lors de cette rentrée scolaire, l’association a fait face au cas de Jérôme – 14 ans. Un jeune homme plutôt dynamique et bon élève qui a affronté il y a quelques mois le suicide de l’un de ses camarades. Une souffrance insurmontable qui lui confère des maux somatisés, psychologiques et non mécaniques. Son corps refuse de se mouvoir alors que ses membres sont parfaitement capables de le faire.

L’association lui a servi avec sa famille de sas de décompression, dans le sens où ils ont tous pu s’exprimer auprès de la psychologue conseil et participer à divers ateliers expérientiels et groupes de soutien. Jérôme a également été suivi par une thérapeute pour apprendre à se relaxer. Tout cela lui a permis de lui redonner envie d’apprendre en privilégiant ses compétences, de retrouver l’envie d’avoir des liens qui font du bien et de reprendre doucement confiance en lui ainsi que le chemin de l’école.

Crises de larmes, crises de colères ainsi que maux associés, voici quelques exemples des symptômes de Naëlle – 15 ans – qui refuse d’aller aux cours depuis avril dernier. Tout allait pourtant bien pour elle, bonnes notes à profusion ainsi qu’aisance sportive, jusqu’au jour où son petit copain a décidé de dévoiler sur Facebook des photos et commentaires déplacés à son sujet. Elle s’est alors sentie trahie puis démunie face aux commentaires et railleries de ses camarades de classe et n’a plus voulu se rendre aux cours.

L’association a alors proposé à Naëlle – en complément de son suivi psychopédiatrique – une thérapie afin d’évacuer les tensions, de retrouver le bien-être et l’unité, un pas important vers la reconstruction de soi.

La rescolarisation telle que l’entend les parents n’est pas toujours possible. Heureusement, il existe d’autres solutions comme les cours par correspondance. Option que les parents de Naëlle ont choisie jusqu’à la prochaine rentrée scolaire.

Certains problèmes rencontrés par l’enfant peuvent réveiller de profondes angoisses, il va alors somatiser et son corps va parler à sa place. Maud, 11 ans, a très mal vécu la séparation houleuse puis le divorce de ses parents. Sueurs froides, tremblements et cauchemars sont quelques maux qui ont suivi son quotidien pendant près d’une année jusqu’au jour où elle est restée tétanisée dans son lit. Tout cela car elle ne voulait pas affronter le jugement de ses camarades, qui ne la jugeaient d’ailleurs pas…

Cela montre vraiment combien la phobie scolaire est une pathologie douloureuse et pas juste un simple caprice. Elle est l’expression d’une angoisse profonde et il n’y a donc pas de réponse ni de solution toute faite pour aider un jeune à s’en sortir.

Dans la phobie scolaire, il peut y avoir de la dépression, de l’anxiété, de la tristesse, un deuil ou des traumas, il peut vraiment y avoir des tas de choses et parfois il faut du temps pour panser toutes les blessures. On en guérit une et une plus profonde apparaît. La famille est alors prise dans un tourbillon infernal qui la déstabilise. Si tout le monde arrive à faire un petit pas pour aider le jeune à reprendre son chemin, c’est déjà un point positif. Contrairement aux idées reçues, la phobie scolaires touche surtout des jeunes qui n’ont pas de problèmes scolaires mais qui sont happés par les exigences de performance de leurs parents ou par la pression qu’ils se mettent tous seuls. Cela les fait entrer dans « des pathologies du quotidien » qui les stressent et qui les traumatisent. Certains enfants ne peuvent d’ailleurs plus sortir seuls.

Pour tous ces jeunes, leur rapport à l’école est construit sur un mode anxieux, c’est-à-dire qu’ils se représentent l’école comme un lieu qui n’est pas sécurisant ou qui peut être un support d’angoisses. Il suffit que s’ajoute à cela un facteur aggravant (ambiance difficile, mauvais rapport avec l’enseignant, harcèlement, raquet, etc.) et l’angoisse de l’enfant va se renforcer et aggraver la situation.

Les parents ne s’attendent souvent pas à ce genre de problème, ne le comprenne pas et ne savent pas comment y faire face. L’idée est de traiter la phobie scolaire de l’enfant en essayant tout d’abord de diminuer son niveau de stress, de traiter sa déprime, tout en éliminant tout isolement pour l’aider à maintenir un lieu avec l’école. Les parents doivent être acteurs de la guérison de leur enfant. C’est une collaboration qui leur permet d’être rassurés et de mieux accompagner leur enfant.

Il existe beaucoup de solutions qui s’adaptent à l’état des jeunes et à chaque situation. Les espoirs et les doutes jouent aux montagnes russes et il faut s’armer de courage…

Association LES ATELIERS DU COEUR

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